L’économie informelle à Goma : Un moteur de la croissance ou un frein à l’innovation ?
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| Patient NGANDU, Directeur de publication |
D’un côté, l’économie informelle joue un rôle vital en absorbant la main-d’œuvre non qualifiée et en favorisant l’entrepreneuriat. Face aux obstacles administratifs et au manque d’accès aux financements, de nombreux entrepreneurs choisissent de se lancer sans formaliser leurs activités. Cette flexibilité permet une réactivité et une résilience économique essentielles dans un environnement instable.
Cependant, cette situation pose également des défis majeurs. L’absence de régulation limite l’accès aux services financiers, réduit la protection sociale des travailleurs et freine les investissements. De plus, les entreprises informelles, souvent dépourvues de structure juridique, peinent à évoluer vers des modèles plus innovants et compétitifs.
La question de la formalisation se pose alors avec acuité. Comment transformer ce secteur pour en maximiser les bénéfices sans écraser sa vitalité ? Une approche progressive, alliant incitations fiscales, accompagnement des entrepreneurs et accès facilité au crédit, pourrait permettre une transition vers une économie plus structurée. L’innovation, notamment par le numérique et la formation, doit être au cœur de cette transformation.
Goma doit repenser l’intégration de son économie informelle dans un cadre de développement inclusif. Loin de l’opposer au secteur formel, il s’agit de créer des passerelles pour que les petites entreprises informelles deviennent les champions économiques de demain.
