L’immobilier à Goma : les attentes des citoyens et des investisseurs

À Goma, l’immobilier n’est plus seulement une question de bâtiments ou de terrains. Il est devenu un sujet de préoccupation quotidienne pour les citoyens, un enjeu économique majeur pour les investisseurs, et un défi stratégique pour les autorités locales. Afin de mieux comprendre les réalités du terrain, cette enquête donne la parole aux principaux acteurs concernés : habitants, locataires, propriétaires et investisseurs immobiliers.  Citoyens et locataires : entre pénurie de logements et flambée des loyers Pour de nombreux habitants de Goma, trouver un logement décent à un prix abordable relève d’un véritable parcours du combattant. La croissance rapide de la population et la concentration des activités économiques dans certains quartiers exercent une forte pression sur le marché locatif.  Les locataires interrogés évoquent principalement :  la hausse continue des loyers, souvent sans amélioration des conditions de logement ; la rareté des maisons disponibles, notamment pour les ménages à revenus modestes ; l’insécurité juridique des contrats de location, parfois conclus sans documents clairs ni garanties légales. Dans plusieurs quartiers périphériques, certains habitants disent vivre dans l’incertitude permanente, craignant des expulsions liées à des conflits fonciers non résolus. Cette situation alimente un sentiment d’injustice et d’exclusion, renforçant la vulnérabilité sociale de nombreux ménages.  La question foncière vue par la population : confusion et méfiance La problématique foncière apparaît comme l’un des sujets les plus sensibles pour les citoyens. Beaucoup déclarent ne pas comprendre les procédures officielles d’acquisition et de régularisation des terrains. L’absence d’informations accessibles et fiables favorise la méfiance envers les acteurs institutionnels.  Les principales préoccupations exprimées sont :  l’achat de parcelles sans titres de propriété reconnus ; les litiges fonciers récurrents, parfois violents ; les conflits entre habitants, chefs coutumiers et services administratifs. Pour certains citoyens, investir dans un terrain ou une maison à Goma reste un pari risqué, tant les règles du jeu semblent floues et changeantes.  Investisseurs immobiliers : opportunités réelles, risques élevés Du côté des investisseurs, le constat est plus nuancé. Beaucoup reconnaissent le potentiel économique du marché immobilier de Goma, porté par la demande croissante en logements et en espaces commerciaux. Cependant, ils soulignent également des risques importants.  Les investisseurs interrogés pointent notamment :  l’insécurité foncière, considérée comme le principal frein à l’investissement ; la lenteur administrative dans l’obtention des documents légaux ; le manque d’infrastructures (routes, électricité, eau) qui limite la valorisation des biens. Certains investisseurs locaux et membres de la diaspora affirment être prêts à investir davantage, à condition que des mécanismes de sécurisation juridique et de transparence soient renforcés.  Disponibilité des terrains et prix de l’immobilier : un marché sous tension La disponibilité des terrains constructibles à Goma se réduit progressivement, en particulier dans les zones bien desservies. Cette rareté alimente la spéculation foncière et contribue à l’augmentation des prix des parcelles et des logements.  Selon plusieurs acteurs interrogés, les prix de l’immobilier ne reflètent pas toujours la qualité des infrastructures ou des constructions. Cette situation accentue le fossé entre l’offre existante et le pouvoir d’achat réel de la majorité des habitants.  Ce que demandent les citoyens et les investisseurs Malgré des attentes parfois divergentes, citoyens et investisseurs convergent sur plusieurs points clés :  une clarification et une simplification des procédures foncières ; un renforcement du contrôle des transactions immobilières ; une politique de logement plus inclusive, intégrant les ménages à faibles revenus ; des investissements publics dans les infrastructures urbaines. Ces demandes traduisent une aspiration commune à un marché immobilier plus équitable, plus sécurisé et mieux organisé.  Conclusion de l’enquête : un besoin urgent de réformes et de dialogue Cette enquête met en lumière une réalité contrastée : si l’immobilier à Goma représente une opportunité économique indéniable, il demeure une source de tensions et d’inquiétudes pour une grande partie de la population. Les attentes exprimées par les citoyens et les investisseurs soulignent l’urgence d’un dialogue inclusif et de réformes structurelles.  L’avenir du secteur immobilier à Goma dépendra de la capacité des acteurs publics et privés à écouter ces voix du terrain et à y répondre par des politiques cohérentes, transparentes et durables.

À Goma, l’immobilier n’est plus seulement une question de bâtiments ou de terrains. Il est devenu un sujet de préoccupation quotidienne pour les citoyens, un enjeu économique majeur pour les investisseurs, et un défi stratégique pour les autorités locales. Afin de mieux comprendre les réalités du terrain, cette enquête donne la parole aux principaux acteurs concernés : habitants, locataires, propriétaires et investisseurs immobiliers.

Citoyens et locataires : entre pénurie de logements et flambée des loyers

Pour de nombreux habitants de Goma, trouver un logement décent à un prix abordable relève d’un véritable parcours du combattant. La croissance rapide de la population et la concentration des activités économiques dans certains quartiers exercent une forte pression sur le marché locatif.

Les locataires interrogés évoquent principalement :

  • la hausse continue des loyers, souvent sans amélioration des conditions de logement ;
  • la rareté des maisons disponibles, notamment pour les ménages à revenus modestes ;
  • l’insécurité juridique des contrats de location, parfois conclus sans documents clairs ni garanties légales.

Dans plusieurs quartiers périphériques, certains habitants disent vivre dans l’incertitude permanente, craignant des expulsions liées à des conflits fonciers non résolus. Cette situation alimente un sentiment d’injustice et d’exclusion, renforçant la vulnérabilité sociale de nombreux ménages.

La question foncière vue par la population : confusion et méfiance

La problématique foncière apparaît comme l’un des sujets les plus sensibles pour les citoyens. Beaucoup déclarent ne pas comprendre les procédures officielles d’acquisition et de régularisation des terrains. L’absence d’informations accessibles et fiables favorise la méfiance envers les acteurs institutionnels.

Les principales préoccupations exprimées sont :

  • l’achat de parcelles sans titres de propriété reconnus ;
  • les litiges fonciers récurrents, parfois violents ;
  • les conflits entre habitants, chefs coutumiers et services administratifs.

Pour certains citoyens, investir dans un terrain ou une maison à Goma reste un pari risqué, tant les règles du jeu semblent floues et changeantes.

Investisseurs immobiliers : opportunités réelles, risques élevés

Du côté des investisseurs, le constat est plus nuancé. Beaucoup reconnaissent le potentiel économique du marché immobilier de Goma, porté par la demande croissante en logements et en espaces commerciaux. Cependant, ils soulignent également des risques importants.

Les investisseurs interrogés pointent notamment :

  • l’insécurité foncière, considérée comme le principal frein à l’investissement ;
  • la lenteur administrative dans l’obtention des documents légaux ;
  • le manque d’infrastructures (routes, électricité, eau) qui limite la valorisation des biens.

Certains investisseurs locaux et membres de la diaspora affirment être prêts à investir davantage, à condition que des mécanismes de sécurisation juridique et de transparence soient renforcés.

Disponibilité des terrains et prix de l’immobilier : un marché sous tension

La disponibilité des terrains constructibles à Goma se réduit progressivement, en particulier dans les zones bien desservies. Cette rareté alimente la spéculation foncière et contribue à l’augmentation des prix des parcelles et des logements.

Selon plusieurs acteurs interrogés, les prix de l’immobilier ne reflètent pas toujours la qualité des infrastructures ou des constructions. Cette situation accentue le fossé entre l’offre existante et le pouvoir d’achat réel de la majorité des habitants.

Ce que demandent les citoyens et les investisseurs

Malgré des attentes parfois divergentes, citoyens et investisseurs convergent sur plusieurs points clés :

  • une clarification et une simplification des procédures foncières ;
  • un renforcement du contrôle des transactions immobilières ;
  • une politique de logement plus inclusive, intégrant les ménages à faibles revenus ;
  • des investissements publics dans les infrastructures urbaines.

Ces demandes traduisent une aspiration commune à un marché immobilier plus équitable, plus sécurisé et mieux organisé.

Conclusion de l’enquête : un besoin urgent de réformes et de dialogue

Cette enquête met en lumière une réalité contrastée : si l’immobilier à Goma représente une opportunité économique indéniable, il demeure une source de tensions et d’inquiétudes pour une grande partie de la population. Les attentes exprimées par les citoyens et les investisseurs soulignent l’urgence d’un dialogue inclusif et de réformes structurelles.

L’avenir du secteur immobilier à Goma dépendra de la capacité des acteurs publics et privés à écouter ces voix du terrain et à y répondre par des politiques cohérentes, transparentes et durables.