Acteurs du secteur immobilier à Goma : témoignages, défis et visions d’avenir

Derrière chaque chantier, chaque bâtiment et chaque parcelle aménagée à Goma, se trouvent des femmes et des hommes qui façonnent, souvent dans des conditions complexes, le paysage urbain de la ville. Promoteurs immobiliers, architectes, urbanistes et responsables publics livrent ici leurs expériences, leurs difficultés et leurs espoirs pour l’avenir du marché immobilier gomatracien.  Le promoteur immobilier : investir malgré l’incertitude « L’immobilier à Goma est un pari risqué, mais nécessaire », confie un promoteur immobilier local actif depuis plusieurs années. Pour lui, la demande en logements et en espaces commerciaux est bien réelle, mais l’environnement reste fragile.  Parmi les défis majeurs qu’il évoque :  l’insécurité foncière, qui peut bloquer un projet après des investissements importants ; le coût élevé des matériaux de construction, souvent importés ; la difficulté d’accès à des financements adaptés. Malgré ces obstacles, le promoteur reste optimiste. Il estime que des règles plus claires et une meilleure collaboration avec les autorités pourraient transformer l’immobilier en véritable moteur de croissance économique locale.  L’architecte : concevoir une ville adaptée à ses réalités Pour un architecte basé à Goma, concevoir des bâtiments ne se limite pas à une question esthétique. « Ici, chaque projet doit tenir compte du contexte environnemental, social et économique », explique-t-il.  Les contraintes sont nombreuses :  sols volcaniques instables ; risques sismiques et volcaniques ; besoins de logements accessibles pour une population majoritairement à revenus modestes. Selon lui, l’avenir de l’immobilier à Goma passe par des solutions architecturales innovantes, l’utilisation de matériaux locaux et une approche plus durable de la construction.  L’urbaniste : planifier une ville en pleine expansion Un urbaniste travaillant en collaboration avec les autorités locales souligne l’urgence d’une planification urbaine rigoureuse. « Goma grandit plus vite que sa capacité à s’organiser », affirme-t-il.  Les principaux défis identifiés sont :  l’extension anarchique de certains quartiers ; le manque de plans d’aménagement réellement appliqués ; l’insuffisance des infrastructures de base. Pour cet urbaniste, une vision à long terme, intégrant logements, mobilité et services publics, est indispensable pour éviter que la croissance urbaine ne devienne un facteur de crise.  Le responsable public : entre régulation et pression sociale Du côté des autorités, un responsable du secteur foncier reconnaît la complexité de la situation. « La régularisation foncière est une priorité, mais elle nécessite des moyens, du temps et une forte coordination institutionnelle », explique-t-il.  Il souligne les efforts engagés pour :  améliorer la sécurisation des titres de propriété ; lutter contre la fraude foncière ; sensibiliser les citoyens aux procédures légales. Cependant, la pression sociale et la croissance démographique rendent la tâche particulièrement délicate.  Regards croisés : une vision commune malgré des rôles différents Malgré des perspectives parfois divergentes, ces acteurs partagent plusieurs constats :  l’immobilier à Goma offre de réelles opportunités économiques ; le foncier reste le principal point de blocage ; une meilleure coordination entre acteurs publics et privés est indispensable. Tous s’accordent sur la nécessité de bâtir un marché immobilier plus structuré, inclusif et durable.  Conclusion : bâtir l’avenir de Goma, ensemble Ces portraits révèlent une réalité essentielle : l’avenir de l’immobilier à Goma dépend autant des politiques publiques que de l’engagement des professionnels du secteur. Entre contraintes et ambitions, ces acteurs tracent, pierre après pierre, les contours de la ville de demain.

Derrière chaque chantier, chaque bâtiment et chaque parcelle aménagée à Goma, se trouvent des femmes et des hommes qui façonnent, souvent dans des conditions complexes, le paysage urbain de la ville. Promoteurs immobiliers, architectes, urbanistes et responsables publics livrent ici leurs expériences, leurs difficultés et leurs espoirs pour l’avenir du marché immobilier gomatracien.

Le promoteur immobilier : investir malgré l’incertitude

« L’immobilier à Goma est un pari risqué, mais nécessaire », confie un promoteur immobilier local actif depuis plusieurs années. Pour lui, la demande en logements et en espaces commerciaux est bien réelle, mais l’environnement reste fragile.

Parmi les défis majeurs qu’il évoque :

  • l’insécurité foncière, qui peut bloquer un projet après des investissements importants ;
  • le coût élevé des matériaux de construction, souvent importés ;
  • la difficulté d’accès à des financements adaptés.

Malgré ces obstacles, le promoteur reste optimiste. Il estime que des règles plus claires et une meilleure collaboration avec les autorités pourraient transformer l’immobilier en véritable moteur de croissance économique locale.

L’architecte : concevoir une ville adaptée à ses réalités

Pour un architecte basé à Goma, concevoir des bâtiments ne se limite pas à une question esthétique. « Ici, chaque projet doit tenir compte du contexte environnemental, social et économique », explique-t-il.

Les contraintes sont nombreuses :

  • sols volcaniques instables ;
  • risques sismiques et volcaniques ;
  • besoins de logements accessibles pour une population majoritairement à revenus modestes.

Selon lui, l’avenir de l’immobilier à Goma passe par des solutions architecturales innovantes, l’utilisation de matériaux locaux et une approche plus durable de la construction.

L’urbaniste : planifier une ville en pleine expansion

Un urbaniste travaillant en collaboration avec les autorités locales souligne l’urgence d’une planification urbaine rigoureuse. « Goma grandit plus vite que sa capacité à s’organiser », affirme-t-il.

Les principaux défis identifiés sont :

  • l’extension anarchique de certains quartiers ;
  • le manque de plans d’aménagement réellement appliqués ;
  • l’insuffisance des infrastructures de base.

Pour cet urbaniste, une vision à long terme, intégrant logements, mobilité et services publics, est indispensable pour éviter que la croissance urbaine ne devienne un facteur de crise.

Le responsable public : entre régulation et pression sociale

Du côté des autorités, un responsable du secteur foncier reconnaît la complexité de la situation. « La régularisation foncière est une priorité, mais elle nécessite des moyens, du temps et une forte coordination institutionnelle », explique-t-il.

Il souligne les efforts engagés pour :

  • améliorer la sécurisation des titres de propriété ;
  • lutter contre la fraude foncière ;
  • sensibiliser les citoyens aux procédures légales.

Cependant, la pression sociale et la croissance démographique rendent la tâche particulièrement délicate.

Regards croisés : une vision commune malgré des rôles différents

Malgré des perspectives parfois divergentes, ces acteurs partagent plusieurs constats :

  • l’immobilier à Goma offre de réelles opportunités économiques ;
  • le foncier reste le principal point de blocage ;
  • une meilleure coordination entre acteurs publics et privés est indispensable.

Tous s’accordent sur la nécessité de bâtir un marché immobilier plus structuré, inclusif et durable.

Conclusion : bâtir l’avenir de Goma, ensemble

Ces portraits révèlent une réalité essentielle : l’avenir de l’immobilier à Goma dépend autant des politiques publiques que de l’engagement des professionnels du secteur. Entre contraintes et ambitions, ces acteurs tracent, pierre après pierre, les contours de la ville de demain.