Réformes fiscales – Une nécessité pour l’économie de Goma

Dans une ville comme Goma, où l’économie repose à la fois sur le dynamisme du commerce local, l’initiative privée et une forte présence du secteur informel, la question des réformes fiscales ne peut plus être éludée. Longtemps perçue comme une contrainte, voire un frein à l’activité économique, la fiscalité doit aujourd’hui être repensée comme un outil stratégique de développement, au service de la croissance, de l’équité et de la bonne gouvernance.  Les réformes fiscales en cours ou envisagées s’inscrivent dans un contexte particulier : celui d’une économie locale résiliente mais vulnérable, confrontée à l’insécurité, à l’informalité et à une faible mobilisation des ressources publiques. Dans ce cadre, réformer la fiscalité n’est pas un luxe, mais une nécessité pour renforcer la capacité de l’État et des collectivités locales à financer les services publics essentiels, tels que les infrastructures, l’éducation, la santé et l’assainissement.  L’un des premiers objectifs de ces réformes est la simplification des procédures fiscales. À Goma, de nombreux opérateurs économiques – notamment les petites et moyennes entreprises (PME), les commerçants et les entrepreneurs individuels – se plaignent de la complexité des démarches, de la multiplicité des taxes et du manque de clarté dans leur application. Une fiscalité simplifiée, lisible et prévisible permettrait non seulement de réduire les coûts administratifs, mais aussi d’encourager la formalisation des activités économiques, aujourd’hui largement informelles.  Un autre axe majeur concerne l’amélioration de la collecte des impôts. Il ne s’agit pas nécessairement d’augmenter la pression fiscale, mais plutôt d’élargir l’assiette fiscale et de lutter contre les pertes de recettes liées à l’évasion, à la fraude ou à la mauvaise gouvernance. L’introduction d’outils numériques, la formation des agents fiscaux et une meilleure coordination entre les services de l’État peuvent contribuer à une collecte plus efficace et plus équitable. Une fiscalité mieux collectée, c’est aussi une fiscalité plus juste, où chacun contribue selon ses capacités.  Pour les entreprises, petites comme grandes, les réformes fiscales peuvent avoir un impact déterminant. Un environnement fiscal stable et transparent renforce la confiance des investisseurs, favorise la création d’emplois et stimule l’innovation. Les PME locales, souvent fragiles, ont besoin de mécanismes fiscaux adaptés : régimes simplifiés, incitations à l’investissement, accompagnement à la conformité fiscale. Quant aux grandes entreprises, elles doivent être encouragées à jouer pleinement leur rôle dans le financement de l’économie locale, dans un cadre clair et équitable.  Au-delà des aspects techniques, les réformes fiscales portent en elles un enjeu fondamental de gouvernance économique. Lorsque les citoyens et les opérateurs économiques perçoivent que les impôts sont utilisés de manière transparente et efficace, le consentement à l’impôt s’améliore. La fiscalité devient alors un contrat social implicite, fondé sur la confiance entre l’État et les contribuables. À Goma, cette confiance est essentielle pour bâtir une économie locale plus solide et plus inclusive.  En définitive, les réformes fiscales doivent être envisagées comme un levier de transformation économique pour la ville de Goma. Bien conçues et bien mises en œuvre, elles peuvent stimuler l’activité économique, renforcer les finances publiques et améliorer la qualité de vie des populations. Le défi est de taille, mais l’enjeu est clair : sans une fiscalité moderne, équitable et efficace, le développement durable de Goma restera difficilement atteignable.
Patient NGANDU, Directeur de publication 
Dans une ville comme Goma, où l’économie repose à la fois sur le dynamisme du commerce local, l’initiative privée et une forte présence du secteur informel, la question des réformes fiscales ne peut plus être éludée. Longtemps perçue comme une contrainte, voire un frein à l’activité économique, la fiscalité doit aujourd’hui être repensée comme un outil stratégique de développement, au service de la croissance, de l’équité et de la bonne gouvernance.

Les réformes fiscales en cours ou envisagées s’inscrivent dans un contexte particulier : celui d’une économie locale résiliente mais vulnérable, confrontée à l’insécurité, à l’informalité et à une faible mobilisation des ressources publiques. Dans ce cadre, réformer la fiscalité n’est pas un luxe, mais une nécessité pour renforcer la capacité de l’État et des collectivités locales à financer les services publics essentiels, tels que les infrastructures, l’éducation, la santé et l’assainissement.

L’un des premiers objectifs de ces réformes est la simplification des procédures fiscales. À Goma, de nombreux opérateurs économiques – notamment les petites et moyennes entreprises (PME), les commerçants et les entrepreneurs individuels – se plaignent de la complexité des démarches, de la multiplicité des taxes et du manque de clarté dans leur application. Une fiscalité simplifiée, lisible et prévisible permettrait non seulement de réduire les coûts administratifs, mais aussi d’encourager la formalisation des activités économiques, aujourd’hui largement informelles.

Un autre axe majeur concerne l’amélioration de la collecte des impôts. Il ne s’agit pas nécessairement d’augmenter la pression fiscale, mais plutôt d’élargir l’assiette fiscale et de lutter contre les pertes de recettes liées à l’évasion, à la fraude ou à la mauvaise gouvernance. L’introduction d’outils numériques, la formation des agents fiscaux et une meilleure coordination entre les services de l’État peuvent contribuer à une collecte plus efficace et plus équitable. Une fiscalité mieux collectée, c’est aussi une fiscalité plus juste, où chacun contribue selon ses capacités.

Pour les entreprises, petites comme grandes, les réformes fiscales peuvent avoir un impact déterminant. Un environnement fiscal stable et transparent renforce la confiance des investisseurs, favorise la création d’emplois et stimule l’innovation. Les PME locales, souvent fragiles, ont besoin de mécanismes fiscaux adaptés : régimes simplifiés, incitations à l’investissement, accompagnement à la conformité fiscale. Quant aux grandes entreprises, elles doivent être encouragées à jouer pleinement leur rôle dans le financement de l’économie locale, dans un cadre clair et équitable.

Au-delà des aspects techniques, les réformes fiscales portent en elles un enjeu fondamental de gouvernance économique. Lorsque les citoyens et les opérateurs économiques perçoivent que les impôts sont utilisés de manière transparente et efficace, le consentement à l’impôt s’améliore. La fiscalité devient alors un contrat social implicite, fondé sur la confiance entre l’État et les contribuables. À Goma, cette confiance est essentielle pour bâtir une économie locale plus solide et plus inclusive.

En définitive, les réformes fiscales doivent être envisagées comme un levier de transformation économique pour la ville de Goma. Bien conçues et bien mises en œuvre, elles peuvent stimuler l’activité économique, renforcer les finances publiques et améliorer la qualité de vie des populations. Le défi est de taille, mais l’enjeu est clair : sans une fiscalité moderne, équitable et efficace, le développement durable de Goma restera difficilement atteignable.