Une fois de plus, nos forces de l’ordre frappées par l’insécurité à Kinshasa


La nuit dernière, un policier a payé le prix ultime dans l’exercice de ses fonctions, abattu par des bandits armés en plein cœur de notre capitale. Ce drame n’est pas isolé, mais s’inscrit dans une série inquiétante d’attaques contre ceux qui, chaque jour, s’exposent pour protéger nos citoyens.

Kinshasa, comme d’autres grandes villes de notre pays, est aujourd’hui le théâtre d’une insécurité grandissante où les braquages, les agressions et les attaques de gangs urbains deviennent monnaie courante. Les forces de l’ordre, pourtant formées et dévouées, se retrouvent souvent désarmées face à des criminels bien organisés, mieux équipés et audacieux.

Cet événement tragique est un appel à la responsabilité collective. La sécurité n’est pas seulement l’affaire de la police ou des autorités ; elle engage chaque citoyen, chaque institution, chaque acteur de la société. Il est urgent de renforcer les mécanismes de prévention, de moderniser nos forces de sécurité et de s’attaquer aux racines de la criminalité, notamment la pauvreté et l’exclusion sociale qui nourrissent les bandes armées.

Au-delà de la douleur et de la colère, il y a une leçon à tirer : nous devons protéger ceux qui nous protègent. Honorer leur sacrifice, c’est aussi agir pour que ces tragédies cessent. Notre ville, notre pays, méritent mieux que cette violence gratuite qui endeuille trop de familles et fragilise notre quotidien.

La mémoire de ce policier tombé en service doit devenir le catalyseur d’un sursaut citoyen et institutionnel. Pour que plus jamais un autre ne soit fauché dans l’exercice de son devoir, il est temps d’agir, vite et efficacement.