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Tourisme en RDC : de l’opportunité à la réalité en 2026

Longtemps perçu comme un potentiel inexploité, le tourisme à Goma pourrait devenir, à l’horizon 2026, l’un des piliers d’une économie locale plus diversifiée et durable. Entre le lac Kivu, le parc national des Virunga, les paysages volcaniques uniques et une richesse culturelle vivante, la ville et sa région disposent d’atouts rares en Afrique centrale. Mais transformer cette opportunité en réalité économique exige une vision claire, des investissements ciblés et une gouvernance responsable.


Un potentiel touristique exceptionnel, encore sous-valorisé

Goma se distingue par une concentration unique de sites naturels et culturels :

  • Le parc national des Virunga, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, emblème de la biodiversité congolaise.
  • Le lac Kivu, propice au tourisme de détente, nautique et culturel.
  • Les volcans Nyiragongo et Nyamulagira, offrant un attrait scientifique et d’aventure rare.
  • La culture locale et les savoir-faire artisanaux, encore peu intégrés aux circuits touristiques.

Malgré ces atouts, le tourisme reste marginal dans l’économie locale, freiné par des défis structurels.


Les conditions clés pour un tourisme durable à l’horizon 2026

1. Protection de l’environnement : une priorité non négociable

Le développement touristique ne peut se faire au détriment des écosystèmes :

  • Renforcement de la protection des parcs et sites naturels.
  • Sensibilisation des communautés locales aux enjeux environnementaux.
  • Promotion de pratiques écoresponsables chez les opérateurs touristiques.

Un tourisme durable doit devenir un levier de conservation, et non une menace.


2. Promotion et valorisation des sites touristiques

La visibilité de Goma sur les marchés touristique régionaux et internationaux demeure faible :

  • Élaboration d’une stratégie de marketing territorial cohérente.
  • Mise en avant des expériences locales (écotourisme, tourisme communautaire, gastronomie).
  • Implication de la diaspora et des médias pour renforcer l’image de la destination.

3. Infrastructures touristiques : un chantier prioritaire

Le passage de l’opportunité à la réalité passe par des infrastructures adaptées :

  • Amélioration des routes d’accès aux sites touristiques.
  • Développement d’hébergements de qualité, accessibles et diversifiés.
  • Renforcement de la sécurité et de l’information touristique (guides, signalétique, services d’accueil).

Ces investissements bénéficient non seulement aux touristes, mais aussi aux populations locales.


Le tourisme comme moteur de développement local

À l’horizon 2026, le tourisme peut devenir un générateur d’emplois directs et indirects :

  • Guides touristiques, artisans, restaurateurs, transporteurs.
  • Opportunités pour les jeunes et les femmes, notamment dans les services et l’entrepreneuriat local.
  • Développement du tourisme communautaire, assurant une redistribution équitable des revenus.

Gouvernance et partenariats : la clé du succès

Le succès du tourisme à Goma dépendra d’une gouvernance inclusive :

  • Collaboration entre autorités publiques, opérateurs privés et communautés locales.
  • Partenariats avec des ONG environnementales et des investisseurs responsables.
  • Mise en place de cadres réglementaires clairs et incitatifs.

Conclusion

En 2026, le tourisme en RDC et particulièrement à Goma peut passer du statut de promesse à celui de réalité économique structurante. À condition de faire des choix responsables aujourd’hui : protéger l’environnement, investir intelligemment, promouvoir l’identité locale et associer les communautés au cœur du projet. Le tourisme durable n’est pas une option, mais une opportunité stratégique pour bâtir une économie plus résiliente et inclusive.