Quand le cobalt entre dans nos maisons : jusqu’où peut-on aller au nom du développement ?

À Kolwezi, le cobalt et le cuivre ne sont plus seulement des minerais extraits du sous-sol. À Musonoï, ils semblent désormais entrer jusque dans les maisons, les parcelles et le quotidien des familles.  Dans les cellules Kabila 1 et 2, des habitations côtoient, voire abritent, des puits artisanaux. Des trous béants apparaissent au milieu des avenues. Des galeries s’enfoncent profondément sous terre. Derrière cette activité se trouve une économie qui fait vivre de nombreuses familles, mais également une réalité inquiétante : celle d'une population qui semble parfois devoir choisir entre son habitation, sa sécurité et les revenus tirés du sous-sol.  Cette situation pose une question essentielle : peut-on parler de développement lorsque l’exploitation des ressources naturelles menace directement l’habitat et la sécurité des communautés ?  Le cobalt est aujourd’hui au cœur de la transition énergétique mondiale. Il entre notamment dans la fabrication de nombreuses batteries utilisées dans les véhicules électriques et les équipements électroniques. Le cuivre, lui aussi, est devenu indispensable à l’électrification et aux infrastructures modernes.  Mais derrière cette demande internationale se trouvent des hommes et des femmes qui vivent à proximité des zones d’extraction.  À Musonoï, certains puits atteindraient plusieurs dizaines de mètres de profondeur et peuvent mobiliser de nombreux creuseurs. Cette activité crée des revenus et fait fonctionner toute une chaîne économique : propriétaires de parcelles, propriétaires de puits, creuseurs, transporteurs, coopératives, négociants et autres acteurs.  Pourtant, la rentabilité ne doit jamais faire oublier le coût humain.  Les éboulements constituent l’un des risques les plus graves de l’exploitation artisanale souterraine. Lorsqu’un puits s’effondre, ce sont des vies qui peuvent être perdues en quelques secondes. À cela s’ajoutent les risques liés à la fragilisation des sols, aux excavations et aux remblais qui peuvent affecter les habitations environnantes.  Une maison devrait être un espace de protection. Elle ne devrait jamais devenir l’entrée d’un puits minier.  C’est là que la question dépasse largement le cadre de l’exploitation minière. Elle devient une question de dignité, de sécurité, d’aménagement du territoire et de responsabilité collective.  La RDC possède des ressources minières exceptionnelles. Leur exploitation peut contribuer au développement économique du pays, créer des emplois et financer des infrastructures. Mais cette richesse ne prendra véritablement tout son sens que si elle améliore aussi les conditions de vie des populations qui vivent sur les territoires concernés.  Le développement ne peut donc pas être mesuré uniquement en tonnes de cobalt ou de cuivre produites.  Il doit aussi être mesuré en vies protégées, en familles sécurisées, en logements préservés, en environnement respecté et en communautés réellement associées aux décisions qui concernent leur avenir.  L’exemple de Musonoï doit ainsi interpeller les autorités, les entreprises minières, les coopératives, les exploitants artisanaux et l’ensemble de la société.  Il ne s’agit pas nécessairement de condamner toute exploitation artisanale. Il s’agit plutôt de rappeler qu’une activité économique, aussi importante soit-elle, doit respecter des règles de sécurité et protéger les personnes.  La richesse du sous-sol ne devrait jamais devenir une menace pour ceux qui vivent au-dessus.  OWANDJI considère que les ressources naturelles de la RDC doivent contribuer à construire un avenir meilleur pour les communautés. Le cobalt et le cuivre peuvent être des moteurs du développement, mais ils ne doivent pas être synonymes de maisons abandonnées, de sols fragilisés ou de vies sacrifiées.  À Musonoï, le véritable défi n’est donc pas seulement de savoir combien de minerai peut encore être extrait.  Le véritable défi est de savoir comment exploiter nos richesses sans perdre de vue l’essentiel : l’être humain.

À Kolwezi, le cobalt et le cuivre ne sont plus seulement des minerais extraits du sous-sol. À Musonoï, ils semblent désormais entrer jusque dans les maisons, les parcelles et le quotidien des familles.

Dans les cellules Kabila 1 et 2, des habitations côtoient, voire abritent, des puits artisanaux. Des trous béants apparaissent au milieu des avenues. Des galeries s’enfoncent profondément sous terre. Derrière cette activité se trouve une économie qui fait vivre de nombreuses familles, mais également une réalité inquiétante : celle d'une population qui semble parfois devoir choisir entre son habitation, sa sécurité et les revenus tirés du sous-sol.

Cette situation pose une question essentielle : peut-on parler de développement lorsque l’exploitation des ressources naturelles menace directement l’habitat et la sécurité des communautés ?

Le cobalt est aujourd’hui au cœur de la transition énergétique mondiale. Il entre notamment dans la fabrication de nombreuses batteries utilisées dans les véhicules électriques et les équipements électroniques. Le cuivre, lui aussi, est devenu indispensable à l’électrification et aux infrastructures modernes.

Mais derrière cette demande internationale se trouvent des hommes et des femmes qui vivent à proximité des zones d’extraction.

À Musonoï, certains puits atteindraient plusieurs dizaines de mètres de profondeur et peuvent mobiliser de nombreux creuseurs. Cette activité crée des revenus et fait fonctionner toute une chaîne économique : propriétaires de parcelles, propriétaires de puits, creuseurs, transporteurs, coopératives, négociants et autres acteurs.

Pourtant, la rentabilité ne doit jamais faire oublier le coût humain.

Les éboulements constituent l’un des risques les plus graves de l’exploitation artisanale souterraine. Lorsqu’un puits s’effondre, ce sont des vies qui peuvent être perdues en quelques secondes. À cela s’ajoutent les risques liés à la fragilisation des sols, aux excavations et aux remblais qui peuvent affecter les habitations environnantes.

Une maison devrait être un espace de protection. Elle ne devrait jamais devenir l’entrée d’un puits minier.

C’est là que la question dépasse largement le cadre de l’exploitation minière. Elle devient une question de dignité, de sécurité, d’aménagement du territoire et de responsabilité collective.

La RDC possède des ressources minières exceptionnelles. Leur exploitation peut contribuer au développement économique du pays, créer des emplois et financer des infrastructures. Mais cette richesse ne prendra véritablement tout son sens que si elle améliore aussi les conditions de vie des populations qui vivent sur les territoires concernés.

Le développement ne peut donc pas être mesuré uniquement en tonnes de cobalt ou de cuivre produites.

Il doit aussi être mesuré en vies protégées, en familles sécurisées, en logements préservés, en environnement respecté et en communautés réellement associées aux décisions qui concernent leur avenir.

L’exemple de Musonoï doit ainsi interpeller les autorités, les entreprises minières, les coopératives, les exploitants artisanaux et l’ensemble de la société.

Il ne s’agit pas nécessairement de condamner toute exploitation artisanale. Il s’agit plutôt de rappeler qu’une activité économique, aussi importante soit-elle, doit respecter des règles de sécurité et protéger les personnes.

La richesse du sous-sol ne devrait jamais devenir une menace pour ceux qui vivent au-dessus.

OWANDJI considère que les ressources naturelles de la RDC doivent contribuer à construire un avenir meilleur pour les communautés. Le cobalt et le cuivre peuvent être des moteurs du développement, mais ils ne doivent pas être synonymes de maisons abandonnées, de sols fragilisés ou de vies sacrifiées.

À Musonoï, le véritable défi n’est donc pas seulement de savoir combien de minerai peut encore être extrait.

Le véritable défi est de savoir comment exploiter nos richesses sans perdre de vue l’essentiel : l’être humain.