La santé mentale, un enjeu économique local sous-estimé

Dans une ville dynamique mais confrontée à de multiples défis économiques et sécuritaires comme Goma, la question de la santé mentale devient progressivement un enjeu socio-économique majeur. Pourtant, elle reste encore peu intégrée dans les stratégies locales de développement, alors même que le bien-être psychologique influence directement la productivité, l’entrepreneuriat et la stabilité sociale.  La vie économique locale est marquée par une forte pression quotidienne : incertitudes liées à l’emploi, volatilité des revenus dans l’économie informelle, coût de la vie en hausse et instabilité sécuritaire périodique. Cette réalité crée un stress constant chez de nombreux travailleurs, entrepreneurs et jeunes en quête d’opportunités. Or, le stress chronique réduit la capacité de prise de décision, affaiblit l’esprit d’initiative et limite la créativité, éléments pourtant essentiels pour la croissance des petites et moyennes entreprises qui constituent le cœur de l’économie urbaine.  Les conséquences économiques de la fragilité psychologique sont souvent invisibles mais bien réelles : baisse de rendement, conflits professionnels, découragement entrepreneurial et abandon prématuré de projets économiques. Une ville où les acteurs économiques évoluent dans un climat permanent d’anxiété voit naturellement sa capacité d’innovation et d’expansion ralentir.  À Goma, où l’économie repose largement sur le commerce transfrontalier, les services et l’initiative privée des jeunes, la résilience psychologique devient un facteur stratégique. Un entrepreneur mentalement stable ose investir, structurer son activité, innover. À l’inverse, l’épuisement psychologique freine la prise de risque et limite la capacité d’adaptation face aux crises.  Malgré cette réalité, la santé mentale demeure encore entourée de tabous sociaux, ce qui retarde la prise en charge et empêche l’émergence d’une véritable culture de prévention. Les structures spécialisées restent limitées et peu accessibles pour une grande partie de la population, notamment les jeunes entrepreneurs et les travailleurs indépendants qui composent une large part du tissu économique local.  Face à ces défis, une approche nouvelle s’impose. Les entreprises locales, les organisations communautaires et les institutions publiques doivent progressivement intégrer la promotion du bien-être psychologique dans leurs programmes d’action : sensibilisation à la gestion du stress, accompagnement psychosocial, promotion d’environnements de travail équilibrés et renforcement des services spécialisés accessibles.  Le développement économique local ne dépend pas uniquement des investissements financiers ou des infrastructures. Il repose également sur la stabilité psychologique des citoyens qui produisent, entreprennent et innovent chaque jour. Faire de la santé mentale une priorité locale, c’est renforcer les fondations humaines indispensables à une croissance durable et inclusive pour la ville de Goma.

Dans une ville dynamique mais confrontée à de multiples défis économiques et sécuritaires comme Goma, la question de la santé mentale devient progressivement un enjeu socio-économique majeur. Pourtant, elle reste encore peu intégrée dans les stratégies locales de développement, alors même que le bien-être psychologique influence directement la productivité, l’entrepreneuriat et la stabilité sociale.

La vie économique locale est marquée par une forte pression quotidienne : incertitudes liées à l’emploi, volatilité des revenus dans l’économie informelle, coût de la vie en hausse et instabilité sécuritaire périodique. Cette réalité crée un stress constant chez de nombreux travailleurs, entrepreneurs et jeunes en quête d’opportunités. Or, le stress chronique réduit la capacité de prise de décision, affaiblit l’esprit d’initiative et limite la créativité, éléments pourtant essentiels pour la croissance des petites et moyennes entreprises qui constituent le cœur de l’économie urbaine.

Les conséquences économiques de la fragilité psychologique sont souvent invisibles mais bien réelles : baisse de rendement, conflits professionnels, découragement entrepreneurial et abandon prématuré de projets économiques. Une ville où les acteurs économiques évoluent dans un climat permanent d’anxiété voit naturellement sa capacité d’innovation et d’expansion ralentir.

À Goma, où l’économie repose largement sur le commerce transfrontalier, les services et l’initiative privée des jeunes, la résilience psychologique devient un facteur stratégique. Un entrepreneur mentalement stable ose investir, structurer son activité, innover. À l’inverse, l’épuisement psychologique freine la prise de risque et limite la capacité d’adaptation face aux crises.

Malgré cette réalité, la santé mentale demeure encore entourée de tabous sociaux, ce qui retarde la prise en charge et empêche l’émergence d’une véritable culture de prévention. Les structures spécialisées restent limitées et peu accessibles pour une grande partie de la population, notamment les jeunes entrepreneurs et les travailleurs indépendants qui composent une large part du tissu économique local.

Face à ces défis, une approche nouvelle s’impose. Les entreprises locales, les organisations communautaires et les institutions publiques doivent progressivement intégrer la promotion du bien-être psychologique dans leurs programmes d’action : sensibilisation à la gestion du stress, accompagnement psychosocial, promotion d’environnements de travail équilibrés et renforcement des services spécialisés accessibles.

Le développement économique local ne dépend pas uniquement des investissements financiers ou des infrastructures. Il repose également sur la stabilité psychologique des citoyens qui produisent, entreprennent et innovent chaque jour. Faire de la santé mentale une priorité locale, c’est renforcer les fondations humaines indispensables à une croissance durable et inclusive pour la ville de Goma.