L’économie des petits gestes : la grande force invisible

Chaque matin, bien avant l’ouverture des bureaux administratifs et le démarrage des grandes entreprises, une autre économie se met en marche. Silencieuse. Discrète. Essentielle.  À Goma, les marchés populaires s’animent dès l’aube. Des femmes installent leurs bassines de légumes. Des jeunes alignent des fruits soigneusement choisis. D’autres préparent des petits sachets d’épices destinés aux ménages du quartier. Ce sont de petites transactions, parfois modestes en valeur, mais immenses en impact.  Dans les débats économiques, on parle souvent d’industrialisation, de PIB, d’investissements étrangers. Pourtant, l’économie réelle celle qui nourrit, soigne et scolarise se joue souvent dans ces étals improvisés.  Chaque tomate vendue finance un cahier. Chaque poignée de haricots paie une consultation médicale. Chaque client fidélisé garantit un repas le soir.  Ce secteur que l’on qualifie d’« informel » n’est pas un désordre économique. Il est une réponse pragmatique au manque d’emplois formels et aux limites structurelles de notre tissu industriel. Il révèle une capacité d’adaptation remarquable face aux crises sécuritaires, aux fluctuations monétaires et aux hausses de prix.  Mais cette résilience a un coût :  Absence de protection sociale Accès limité au crédit Vulnérabilité face aux contrôles et aux taxes imprévues Manque d’infrastructures adaptées Reconnaître la valeur de ces acteurs, ce n’est pas seulement les encourager moralement. C’est les intégrer pleinement dans les politiques publiques. Cela suppose des mécanismes de microfinance accessibles, des formations en gestion simplifiée, des espaces de vente sécurisés et organisés, et une fiscalité adaptée à la réalité de leurs revenus.  Le développement local ne commence pas uniquement dans les grands projets structurants. Il commence dans ces petites économies familiales qui maintiennent la stabilité sociale.  Si nous voulons bâtir une économie solide à Goma et au-delà, nous devons regarder là où la vie économique bat réellement : dans les marchés, dans les quartiers, dans les mains de celles et ceux qui transforment de faibles capitaux en survie quotidienne.  Car au fond, l’économie des petits gestes est la grande force invisible de notre société.

Chaque matin, bien avant l’ouverture des bureaux administratifs et le démarrage des grandes entreprises, une autre économie se met en marche. Silencieuse. Discrète. Essentielle.

À Goma, les marchés populaires s’animent dès l’aube. Des femmes installent leurs bassines de légumes. Des jeunes alignent des fruits soigneusement choisis. D’autres préparent des petits sachets d’épices destinés aux ménages du quartier. Ce sont de petites transactions, parfois modestes en valeur, mais immenses en impact.

Dans les débats économiques, on parle souvent d’industrialisation, de PIB, d’investissements étrangers. Pourtant, l’économie réelle celle qui nourrit, soigne et scolarise se joue souvent dans ces étals improvisés.

Chaque tomate vendue finance un cahier.
Chaque poignée de haricots paie une consultation médicale.
Chaque client fidélisé garantit un repas le soir.

Ce secteur que l’on qualifie d’« informel » n’est pas un désordre économique. Il est une réponse pragmatique au manque d’emplois formels et aux limites structurelles de notre tissu industriel. Il révèle une capacité d’adaptation remarquable face aux crises sécuritaires, aux fluctuations monétaires et aux hausses de prix.

Chaque matin, bien avant l’ouverture des bureaux administratifs et le démarrage des grandes entreprises, une autre économie se met en marche. Silencieuse. Discrète. Essentielle.  À Goma, les marchés populaires s’animent dès l’aube. Des femmes installent leurs bassines de légumes. Des jeunes alignent des fruits soigneusement choisis. D’autres préparent des petits sachets d’épices destinés aux ménages du quartier. Ce sont de petites transactions, parfois modestes en valeur, mais immenses en impact.  Dans les débats économiques, on parle souvent d’industrialisation, de PIB, d’investissements étrangers. Pourtant, l’économie réelle celle qui nourrit, soigne et scolarise se joue souvent dans ces étals improvisés.  Chaque tomate vendue finance un cahier. Chaque poignée de haricots paie une consultation médicale. Chaque client fidélisé garantit un repas le soir.  Ce secteur que l’on qualifie d’« informel » n’est pas un désordre économique. Il est une réponse pragmatique au manque d’emplois formels et aux limites structurelles de notre tissu industriel. Il révèle une capacité d’adaptation remarquable face aux crises sécuritaires, aux fluctuations monétaires et aux hausses de prix.  Mais cette résilience a un coût :  Absence de protection sociale Accès limité au crédit Vulnérabilité face aux contrôles et aux taxes imprévues Manque d’infrastructures adaptées Reconnaître la valeur de ces acteurs, ce n’est pas seulement les encourager moralement. C’est les intégrer pleinement dans les politiques publiques. Cela suppose des mécanismes de microfinance accessibles, des formations en gestion simplifiée, des espaces de vente sécurisés et organisés, et une fiscalité adaptée à la réalité de leurs revenus.  Le développement local ne commence pas uniquement dans les grands projets structurants. Il commence dans ces petites économies familiales qui maintiennent la stabilité sociale.  Si nous voulons bâtir une économie solide à Goma et au-delà, nous devons regarder là où la vie économique bat réellement : dans les marchés, dans les quartiers, dans les mains de celles et ceux qui transforment de faibles capitaux en survie quotidienne.  Car au fond, l’économie des petits gestes est la grande force invisible de notre société.

Mais cette résilience a un coût :

  • Absence de protection sociale
  • Accès limité au crédit
  • Vulnérabilité face aux contrôles et aux taxes imprévues
  • Manque d’infrastructures adaptées

Reconnaître la valeur de ces acteurs, ce n’est pas seulement les encourager moralement. C’est les intégrer pleinement dans les politiques publiques. Cela suppose des mécanismes de microfinance accessibles, des formations en gestion simplifiée, des espaces de vente sécurisés et organisés, et une fiscalité adaptée à la réalité de leurs revenus.

Le développement local ne commence pas uniquement dans les grands projets structurants. Il commence dans ces petites économies familiales qui maintiennent la stabilité sociale.

Si nous voulons bâtir une économie solide à Goma et au-delà, nous devons regarder là où la vie économique bat réellement : dans les marchés, dans les quartiers, dans les mains de celles et ceux qui transforment de faibles capitaux en survie quotidienne. Car au fond, l’économie des petits gestes est la grande force invisible de notre société.