L’énergie verte : Une priorité pour l’avenir de Goma et du Kivu
La question énergétique est aujourd’hui au cœur des enjeux de développement en Afrique. Face aux défis climatiques, à la croissance démographique et aux besoins industriels croissants, la transition vers les énergies renouvelables n’est plus un choix idéologique : c’est une nécessité stratégique. Pour Goma et l’ensemble du Kivu, l’énergie verte représente une opportunité historique de transformation économique et sociale.
Une urgence énergétique en RDC
La République Démocratique du Congo dispose d’un immense potentiel énergétique, notamment hydraulique, souvent présenté comme l’un des plus importants au monde. Pourtant, le taux d’accès à l’électricité reste faible dans plusieurs provinces, y compris au Nord-Kivu. Cette contradiction révèle un défi structurel : transformer le potentiel en énergie accessible, fiable et abordable.
Dans une ville comme Goma, où le dynamisme entrepreneurial est réel commerces, PME, industries locales, services numériques l’accès irrégulier à l’électricité freine la productivité, augmente les coûts et limite l’innovation.
Le solaire : une réponse adaptée au contexte de Goma
Située dans une région bénéficiant d’un ensoleillement favorable, Goma possède un avantage naturel pour le développement de l’énergie solaire. Les panneaux photovoltaïques représentent une solution :
- Flexible (installation sur maisons, écoles, hôpitaux, entreprises)
- Rapide à déployer
- Adaptée aux zones non connectées au réseau national
Le solaire permettrait de réduire la dépendance aux générateurs thermiques coûteux et polluants, tout en diminuant les charges énergétiques des ménages et des entreprises locales.
L’hydroélectricité : un atout stratégique du Kivu
Avec la proximité du Lac Kivu et des rivières régionales comme la Ruzizi, le Kivu dispose d’un potentiel hydroélectrique considérable. Les micro-barrages et centrales de moyenne capacité peuvent alimenter durablement les centres urbains et industriels.
L’hydroélectricité offre :
- Une production stable et continue
- Un coût compétitif à long terme
- Une énergie à faible émission de carbone
Investir dans ce secteur, c’est renforcer l’autonomie énergétique régionale et stimuler la création d’emplois techniques et industriels.
La biomasse : valoriser les ressources locales
Dans une région où l’agriculture et le bois jouent un rôle important, la biomasse constitue également une alternative crédible. La transformation des déchets agricoles, du bois ou des résidus organiques en énergie permet :
- De réduire la déforestation incontrôlée
- De valoriser les déchets
- De créer des chaînes de valeur locales
La biomasse peut ainsi contribuer à une économie circulaire bénéfique pour les communautés rurales et urbaines.
Développement économique et compétitivité
Une énergie fiable et abordable est un levier direct de croissance :
- Réduction des coûts de production pour les PME
- Attractivité accrue pour les investisseurs
- Développement de l’industrie locale
- Création d’emplois verts
Pour une ville stratégique comme Goma, carrefour commercial entre la RDC, le Rwanda et l’Ouganda, l’indépendance énergétique renforcerait son rôle de hub économique régional.
Une responsabilité environnementale
Le Kivu est une région d’une richesse naturelle exceptionnelle. Protéger son environnement n’est pas seulement un impératif écologique, mais aussi économique et touristique. Les énergies renouvelables permettent de :
- Réduire les émissions de gaz à effet de serre
- Limiter la pollution atmosphérique
- Préserver les écosystèmes
Dans un contexte mondial de lutte contre le changement climatique, Goma peut devenir un modèle régional de transition énergétique responsable.
Conclusion : choisir l’avenir
L’énergie verte n’est pas un luxe pour Goma et le Kivu. C’est une priorité stratégique, un investissement dans la stabilité économique, la compétitivité régionale et la protection environnementale.
La transition énergétique doit mobiliser les autorités publiques, le secteur privé, les investisseurs et la société civile. Le potentiel est là. Les ressources sont là.
Il appartient désormais aux décideurs et aux acteurs économiques de transformer cette opportunité en réalité durable.
